La vipère, sentinelle des milieux naturels, est en péril
Partager cet article
Très souvent redoutée, alors qu’elle n’attaque jamais spontanément, la vipère devrait au contraire être considérée comme une précieuse alliée. Selon une étude publiée en début d’année dans la revue scientifique Naturae, éditée par le Muséum national d’histoire naturelle de Paris, elle constitue en effet un excellent indicateur de la qualité d’un habitat.
«Peu mobile, elle ne parcourt que rarement plus d’une centaine de mètres, explique Sylvain Ursenbacher, herpétologue et chef de projet à Pro Natura, qui a participé à ces travaux. Cette sédentarité en fait un bien meilleur témoin de l’état local de la nature que d’autres animaux capables de parcourir plusieurs kilomètres par jour.»
Notre pays particulièrement touché
Si une vipère s’installe durablement, c’est que son environnement immédiat est favorable: riche en proies, varié avec des zones de chaleur, d’humidité, et des abris pour se cacher. Il suffit parfois d’un talus enherbé, d’un muret de pierres ou d’une friche un peu sauvage pour que la vie foisonne et qu’elle élise domicile. «Dès qu’un prédateur est là, c’est le signe que l’endroit est riche, car il faut qu’il y ait des proies», rappelle Sylvain Ursenbacher. À l’inverse, quand la vipère disparaît d’un lieu où on la rencontrait précédemment, c’est le signe qu’il s’est transformé et que son équilibre en matière de biodiversité est rompu.
Vous voulez lire la suite de cet article ?
Profitez d'un accès illimité à toutes nos publications en format numérique
Les bonnes raisons de s'abonner
- · Accès à l'ensemble de nos contenus en ligne
- · Accès à des articles et des podcasts exclusifs
- · Accès à toutes nos éditions (e-paper)
- · Accès à nos hors-séries et suppléments (e-paper)
- · Accès à des avantages réservés à nos abonnés
Déjà abonné·e ? → Se connecter

