Cet insecte redouté se propage à un rythme effréné en Suisse

Le frelon asiatique gagne du terrain en Suisse. La plateforme nationale reçoit jusqu’à 250 signalements par jour. Pour localiser les nids, des apiculteurs équipent les frelons d’émetteurs radio.
ATS/La rédaction

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Le frelon asiatique est l’une des espèces les plus envahissantes que la Suisse ait jamais connues», explique l’experte Carine Vogel, biologiste responsable du traitement des signalements sur la plateforme frelonasiatique.ch. La plateforme suisse de signalement du frelon asiatique reçoit actuellement entre 150 et 250 signalements par jour, a-t-elle indiqué à Keystone-ATS.

Il n’est toutefois pas encore possible de dresser un bilan pour l’année en cours, car «nous sommes en pleine saison du frelon». Une grande partie des annonces effectuées sur la plateforme s’avèrent être effectivement des frelons asiatiques après vérification.

Encore trop tôt pour évaluer l’impact de la canicule

Comme ces dernières années, les cantons de Vaud et de Genève sont des zones fortement touchées. Mais d’autres cantons, comme le Jura, les deux Bâle, Argovie, Soleure et Berne, sont de plus en plus impactés, relève la spécialiste. Il est encore trop tôt pour évaluer l’impact de la canicule de cet été sur l’espèce.

Carine Vogel souligne toutefois que le frelon asiatique «ne souffre pas particulièrement du chaud» puisqu’il s’adapte depuis plusieurs années dans le sud de la France, en Espagne et au Portugal. «Ce qui sera intéressant de savoir, c’est si l’été 2026 a eu une influence négative sur nos espèces indigènes», souligne la biologiste.

Des frelons équipés d’émetteurs radio

Cette espèce d’insecte envahissante se nourrit notamment d’abeilles mellifères ou d’autres insectes. Pour cette raison, des efforts parfois considérables sont déployés pour repérer les nids de cette espèce envahissante. Parmi les personnes engagées dans la lutte contre cette espèce figure l’apiculteur genevois Kévin Golay, cofondateur de l’association Pollinea Action.

Pour rechercher les nids de frelons asiatiques, Kévin Golay et son équipe ont notamment recours à la télémétrie: ils capturent des frelons un par un et les équipent d’émetteurs radio. Lorsque les animaux retournent à leur nid, il est possible de suivre le signal et de localiser le nid.

Une méthode nécessaire car les nids sont souvent perchés haut dans les arbres et dissimulés par le feuillage. «Dès que le nid est localisé avec précision, notre travail d’enquête s’achève et les spécialistes chargés de la destruction peuvent prendre le relais», explique-t-il.

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