Une nouvelle «promenade de la paix» au coeur de la Genève internationale

Inaugurée lundi, la «promenade de la paix» réconcilie les grandes institutions et le quartier, en offrant aux habitués, badauds et touristes la possibilité de marcher sur une voie pédestre au milieu de la Genève internationale.
ATS/La rédaction

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Avec les deux derniers tronçons dévoilés lundi lors de l’inauguration, la «promenade de la paix» comprend désormais cinq parties qui se succèdent sur près de deux kilomètres entre Genève, le Grand-Saconnex et Prégny-Chambésy. Une vingtaine d’années après les premières réflexions et après six ans de travaux, cette promenade relie les grands sites patriciens des 17e et 18e siècles par des voies végétalisées et re-végétalisées, au milieu des organisations internationales.

Du domaine Rigot au Parc du Château-Pictet en passant par le Grand-Morillon, le Mont-Riant ou la Riole, une signalétique en français et en anglais relaie l’histoire de ces grandes maisons, mais également celle des institutions qui les entourent. Plus de 200 arbres ont été plantés pour rendre la balade plus verte.

En ajoutant plus de 2 kilomètres de tronçons de partenaires privés, le marcheur peut démarrer celle-ci depuis le Lac Léman. Avec un coût de 3,5 millions de francs, le quartier est désormais rendu à la mobilité douce.

Quartier-paysage

«Ce que nous inaugurons aujourd’hui appelle à redescendre à hauteur d’homme et de femme, à hauteur de marche», a affirmé le conseiller d’Etat Nicolas Walder. Cette initiative permet de «mieux concilier la Genève internationale et ses grandes institutions avec le développement du canton», a-t-il ajouté.

Et d’insister sur le fait que la promenade redonne à cette partie de la ville les atours d’un «quartier, un quartier-paysage». Un biotope de plus de 1000 m2 a notamment été pensé, de même que des potagers. Les trois objectifs étaient de maintenir des espaces ouverts, «de donner à voir» et de renforcer les sites naturels, affirme l’une des artisanes du projet pour le canton, Tiphaine Bussy.

La promenade aura toutefois été parfois semée d’embûches. Il aura fallu notamment environ deux ans pour négocier un droit de passage sur le domaine du Grand-Morillon, propriété privée, a affirmé à Keystone-ATS l’un des responsables du projet, Florent Agat.

Un passage «un peu plus malheureux»

En refusant la Cité de la musique, les Genevois auront aussi empêché une expérience entièrement continue. Cette situation contraint les marcheurs à passer par des trottoirs sur quelques centaines de mètres depuis la Place des Nations. Avant de retrouver la voie balisée. Un passage «un peu plus malheureux», admet Florent Agat.

Mais la promenade pourrait désormais encore s’étoffer. Un prolongement le long de Palexpo est en discussion, selon un responsable du Grand-Saconnex. Tout ce territoire est «une portée d’entrée sur Genève», conclut le conseiller d’Etat.

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