Au Pays-d'Enhaut, les meules ne souffrent pas du vertige et voyagent en téléphérique
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Pour visiter l’alpage de Toumalay, mieux vaut ne pas avoir le vertige. Car bien qu’un chemin de randonnée mène au chalet, à 1762 m d’altitude, depuis la vallée de l’Eau Froide, le moyen de transport choisi ce jour est un téléphérique. Exigu, il peut soutenir 400 kg, soit quatre personnes ou… une quinzaine de meules de L’Étivaz.
C’est en effet par la voie des airs que les fromages, une fois confectionnés à l’alpage, descendent à la cave du village pour être affinés. Mais pour l’heure, place au trajet inverse: après avoir emprunté une route qui s’éloigne de ce hameau du Pays-d’Enhaut (VD), une cabine nous attend.
Pour les fromages, pas les humains
Deux banquettes étroites, un simple grillage qui nous séparera du vide: pas de confort particulier, on sent qu’elle est destinée aux fromages et non aux humains.Une fois assis, on passe un coup de fil à Stéphane Henchoz, l’exploitant de l’alpage; il presse sur un bouton. Un bruit de câbles et de métal: le sol devient moins stable, le son des machines laisse place au souffle du vent et la pente commence à se faire sentir. Direction, le sommet de la falaise.
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