Pluie ou robinet, quelle eau pour mon jardin?
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Le choix de l’eau compte pour la santé des plantes, mais aussi pour celle du sol. La meilleure alliée du jardin reste l’eau de pluie. Peu minéralisée, elle apporte peu de sels dissous susceptibles de s’accumuler dans le sol au fil des arrosages. Récupérée dans une cuve, elle est en outre à température ambiante, ce qui évite les écarts thermiques importants.
Sources diverses
L’eau de puits ou de forage peut également convenir, mais sa qualité dépend fortement du sous-sol et du contexte local. Elle peut être plus minéralisée et contenir des concentrations élevées de certains éléments. Pour un usage régulier, une analyse permet de connaître sa composition. Sa température mérite également d’être prise en compte: une eau beaucoup plus froide que l’air peut provoquer un stress chez certaines plantes.
Reste l’eau du réseau, qui peut dépanner lorsque les réserves de pluie sont épuisées. Le chlore présent aux concentrations habituelles ne pose généralement pas de problème aux plantes. Certaines eaux sont toutefois très calcaires et peuvent, à la longue, modifier les caractéristiques du sol. Surtout, utiliser de l’eau potable pour arroser le jardin est quelque peu paradoxal: cette ressource a été captée, traitée et contrôlée pour répondre à des exigences sanitaires, alors que les plantes n’ont nul besoin d’une eau potable.
Avec sa pomme, l’arrosoir disperse l’eau en une multitude de petits filets. Cette pluie fine convient particulièrement aux semis et aux jeunes plants: elle humidifie doucement la surface sans creuser le sol ni déchausser les graines. Une fois les plants installés et le sol paillé, mieux vaut en revanche retirer la pomme. Un jet dirigé au pied de la plante permet de traverser le paillage et d’apporter l’eau directement au niveau des racines. Inutile de mouiller toute la parcelle: mieux vaut arroser moins souvent, mais suffisamment pour humidifier le sol en profondeur.
Viser le bon endroit
Dans tous les cas, l’eau s’applique de préférence au pied plutôt que sur le feuillage. Les feuilles régulièrement mouillées, surtout lorsqu’elles restent humides durant la nuit, peuvent favoriser certaines maladies. Arroser tôt le matin ou en soirée limite par ailleurs les pertes par évaporation, le matin étant idéal lorsque cela est possible.
Quant au choix du contenant, plastique, zinc ou acier galvanisé ont chacun leurs avantages. Le plastique est léger et ne craint pas la corrosion; le zinc est robuste et durable, mais peut finir par se corroder. Plus que le matériau, on veillera surtout à choisir un arrosoir agréable, maniable et dont le poids reste confortable une fois rempli. Une pomme amovible permet de passer facilement d’une pluie fine à un jet ciblé.
Enfin, le meilleur indicateur reste la terre: avant d’arroser, enfoncer un doigt à quelques centimètres permet de vérifier si elle est encore fraîche.
Les conseils de Charline Daujat
Les courges s'élèvent
Les courges sont des grimpeuses nées. Leurs longues tiges s’accrochent naturellement aux végétaux voisins grâce à leurs vrilles, à la recherche de lumière. Il n’y a pas toujours besoin de les en empêcher: sur une plante solide ou une haie, elles peuvent très bien prendre de la hauteur. Veillez simplement à ce qu’elles n’étouffent pas leurs voisines. Si c’est le cas, dirigez délicatement les tiges vers le sol.
Alerte au solidage!
Encore présent dans certains jardins, le solidage américain a parfois été planté autrefois pour ses grandes fleurs jaunes. Puisqu’il est aujourd’hui considéré comme une plante exotique envahissante, il faut éviter qu’il se propage. Arrachez-le en extrayant ses rhizomes, puis éliminez toutes les parties de la plante avec les déchets destinés à l’incinération. Même les fleurs fanées peuvent encore produire des graines.
Courgettes séchées
Quand les courgettes donnent plus que de raison et que vous cherchez quoi en faire, pensez au séchage. Coupez-les en fines rondelles et faites-les sécher au déshydrateur ou au four à basse température. Stockées dans un bocal hermétique, elles peuvent ainsi se conserver durant plusieurs mois. Il suffira de les réhydrater dans l’eau, dans un bouillon ou directement dans un plat au moment voulu.




