Les maladies tuent plus de moutons que les loups
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En janvier, les journaux du groupe Tamedia ont fait la lumière sur la mortalité dans les élevages ovins du pays. Ils ont décortiqué les données de la plateforme Identitas, la société privée qui trace à l’échelle suisse les animaux domestiques et de rente. Selon ses chiffres, 40 000 moutons sont décédés dans le pays en 2021, 45 745 en 2023 et jusqu’à 56 838 en 2024. En 2023, ces morts représentaient 13% du cheptel helvétique, un taux nettement supérieur à celui des bovins qui étaient 3,5% à périr sur la même période.
La publication de ces données a fait grand bruit, car outre cette mortalité comparativement élevée, elle permet de relativiser la part de prédation par le loup – 1200 têtes en 2022 contre 850 en 2023 – soit environ 2% seulement des décès. Elle met aussi en lumière un déficit d’information, alors que les prédations sont bien documentées, les autres causes de morts étaient longtemps négligées.
Fin d’une exception
Jusqu’en 2020, on ignorait en effet la quantité exacte de moutons qui ont péri à la suite de négligence ou de maladie. «L’introduction de l’obligation d’identification et d’enregistrement des ovins et caprins à partir du 1er janvier 2020 a permis de combler cette lacune. Cette mesure a été mise en place pour améliorer la traçabilité des animaux, afin de lutter plus efficacement contre les épizooties et garantir la sécurité des denrées alimentaires», souligne l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV).
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