«Les terres d'eau agissent comme des éponges en cas de crues»
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Qu’entend-on exactement par «terres d’eau», quelle en est la définition scientifique?
Elle varie passablement selon les spécialistes, mais la Convention sur les zones humides s’est entendue sur une définition assez englobante, regroupant l’entier des plans d’eau à l’exception des mers et des océans, qui constituent un monde en soi avec des spécialités scientifiques propres. Les terres d’eau incluent ainsi les marais, mares, étangs, lacs, lagunes, torrents, ruisseaux, rivières et fleuves, mais aussi les parties côtières marines, donc les baies et les récifs. Le dénominateur commun, c’est l’eau liquide comme élément constitutif d’un écosystème. On sait que la vapeur fait vivre quelques bactéries, que la glace abrite sans doute davantage de vie que ce que l’on a longtemps imaginé. Mais l’eau liquide est au commencement de tout: de l’apparition des espèces sur Terre, de leur évolution et de notre alimentation.
«Terre d’eau», la cohabitation de ces deux mots sonne comme un oxymore, non?
C’est une réflexion que j’ai souvent entendue. Cette contradiction est peut-être plus marquée en français. On parle aussi de zones humides ou de milieux humides. Mais la terminologie de terre d’eau raconte davantage la complexité de ces écosystèmes. Pour simplifier, il s’agit de tous les lieux où l’eau et la terre se côtoient de près et sont interconnectés.
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