En manque de terre végétale, Lausanne expérimente des sols artificiels

La Ville et le Canton testent des sols fabriqués à partir de matériaux d'excavation pour végétaliser l'espace urbain. Alors que certains projets manquent de terre végétale, ailleurs des volumes sont perdus faute de coordination.
© HEPIA
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Sous les prairies urbaines, les alignements d’arbres ou les massifs fleuris, une matière discrète conditionne toute la végétation: la terre végétale. Cette couche supérieure du sol, riche en humus, permet aux plantes de pousser et abrite une intense vie biologique.

Longtemps considérée comme une ressource abondante, elle apparaît aujourd’hui sous un autre jour. «Le sol se fabrique en dizaines de milliers d’années au minimum», rappelle le pédologue Pascal Boivin de l’HEPIA. En Suisse, la plupart des sols n’ont qu’environ 10 000 ans, formés depuis le retrait des glaciers. À l’échelle humaine, ils sont donc considérés comme non renouvelables.

Substrat de sable et d’argile

À Lausanne, lors de l’aménagement d’une berme centrale sur l’avenue du Grey, «aucune terre végétale n’était disponible lors de la période du chantier», indique Emmanuel Graz, chef du bureau espace public et paysage à la Ville de Lausanne. Sur le terrain, des paysagistes évoquent régulièrement des situations similaires. Une matière longtemps banale devient ainsi une ressource recherchée.

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