Après l’incendie d’Ecublens, le Grand Conseil veut évaluer les sites à risques

Pour éviter que ne se reproduise la paralysie causée par l’incendie du centre de recyclage de Thévenaz-Leduc, le Grand Conseil vaudois demande une évaluation des risques liés aux entreprises sensibles en zone urbaine.
ATS/La rédaction

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Le Grand Conseil vaudois souhaite une «étude urgente» sur la présence d’entreprises «à risques majeurs» dans les agglomérations peuplées. Un postulat, déposé après l’incendie au centre de recyclage Thévenaz-Leduc à Ecublens, a été adopté mardi à l’unanimité par les parlementaires.

Porté par les 31 députés des districts de Morges et de l’Ouest lausannois, le postulat demande au Conseil d’Etat d’étudier «la compatibilité» de tels sites industriels sensibles avec «une implantation en zone d’agglomération densément peuplée et à proximité de voies de communication d’importance nationale», en tenant aussi compte des risques environnementaux, a résumé le député vert’libéral Jerome De Benedictis.

Le Conseil d’Etat favorable

Les postulants demandent aussi au Conseil d’Etat de proposer «un accompagnement» aux entreprises concernées, ainsi que «les mesures nécessaires pour garantir durablement la sécurité de la population et la préservation de son environnement», a-t-il poursuivi.

Ce postulat a aussi accueilli l’avis favorable du Conseil d’Etat, par l’intermédiaire du ministre présent devant l’hémicycle, Roger Nordmann. «De toute manière nous avions prévu de rendre un rapport à la suite de l’incendie de Thévenaz-Leduc», a-t-il affirmé.

Région paralysée

L’incendie chez Thévenaz-Leduc s’est déclaré le vendredi soir 28 août. Il a paralysé la région jusqu’au lendemain, entre autoroute fermée et trafic ferroviaire fortement perturbé. En raison des dégagements de fumée, la population directement exposée avait été invitée à se confiner chez elle.

Les diverses recommandations sanitaires ont été levées la semaine dernière, lorsque les autorités ont annoncé qu’aucune pollution importante des sols et des eaux n’avait été constatée. Le feu, qui n’était pas le premier sur le site, serait parti d’une carcasse de voiture, peut-être causé par des batteries au lithium.

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