Sous ses airs rebelle,le concombre Nishiki a un goût de reviens-y
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Depuis le train, près de la gare de Palézieux-Village (VD), on aperçoit les cultures maraîchères de la microferme la Chèvre et le Chou, réparties sur près d’un hectare en plein champ et sous tunnel. Laurence Traber et Raphaël van Singer élèvent aussi une vingtaine de caprins qui profitent des six autres hectares de terrain.
Ici, la diversité est reine: les producteurs cultivent plusieurs variétés d’une quarantaine de légumes. Le méconnu concombre Nishiki, long et presque toujours courbé, fait partie des fiertés du maraîcher: bien adapté au climat et très doux en bouche, c’est désormais sa variété préférée. D’origine asiatique, le légume porte le nom du grand marché couvert de Kyoto, au Japon.
Des variétés rustiques
À ses débuts, Raphaël van Singer avait choisi de faire pousser des concombres classiques, mais les rendements n’étaient pas suffisants. «Au fil des années, j’ai cherché les variétés les mieux adaptées aux conditions locales, explique le maraîcher. Nous sommes à 640 mètres d’altitude, dans une sorte de poche de froid. Les nuits sont toujours plus fraîches que dans les environs.» Curieux, Raphaël van Singer s’est donc intéressé à des graines proposées par un semencier autrichien, pour l’instant introuvables en Suisse.
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