Les fleuristes helvétiques s'organisent pour verdir leur métier
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Pendant dix ans, Nathalie Vuagniaux a installé des créations florales pour des entreprises… avant de les récupérer une semaine plus tard pour les jeter. «Je ne supportais plus ce gaspillage. C’était un crève-cœur», témoigne la Vaudoise.
Elle propose désormais des fleurs séchées, à la vente ou à la location, dans sa boutique La Petite Fleureuse, à Mézières (VD). Son credo: utiliser un maximum de fleurs suisses, comme la pivoine et la scabieuse, achetées au gros ou cueillies dans la nature. «Je veux créer des bouquets qui durent. Rien ne se perd, tout se transforme!»
Profonde remise en question
Cette fleuriste s’inscrit dans le Slow Flower Mouvement, un courant né dans les années 2000 aux États-Unis, en réponse à l’industrie polluante de la floriculture mondiale. Aujourd’hui bien installé en Angleterre, en Allemagne et en France, il a essaimé dans notre pays il y a plus de cinq ans, intensifié par la pandémie de coronavirus, l’arrêt des importations et l’intérêt accru des consommateurs pour les produits locaux.
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