La sécheresse donne du fil à retordre aux chasseurs, à leurs chiens et au gibier
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«Je me suis dit, oh, c’est pas bon ça!» Début août, après un entraînement, un jeune basset fauve de Bretagne appartenant à Charles Arnoux s’effondre, raide. «Je l’ai mis sur un linge et je l’ai rafraîchi avec de l’eau. Il s’est remis.»
Établi au Noirmont (JU), Charles Arnoux préside la Diana Franches-Montagnes et chasse depuis plus de quarante ans. Pour lui, la chaleur ne fait pas qu’épuiser les chiens, elle gêne aussi la quête du gibier. «Ils perdent plus facilement la trace de l’animal. Et lors des journées les plus chaudes, certains ne tiennent qu’une vingtaine de minutes, contre une bonne heure habituellement.»
Un sol dur comme la pierre
Les hautes températures ne pèsent pas que sur les compagnons à quatre pattes. «Elles malmènent aussi la forêt», ajoute Nicolas Wallimann, de Porrentruy et président de la Fédération jurassienne des chasseurs. «Le haut des arbres est brun et sec. Et le sol est si dur que les sangliers n’arrivent plus à le fouiller pour y déterrer larves et vers de terre.»
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