À l'arrivée de la belle saison, le grand déshabillage des moutons
La coupe la plus étrange qu’on ait demandée à Cyril Chevalley? «Je pense que c’est celle de Punky, à qui je devais laisser une houppette sur la tête.» Être tondeur de moutons demande de la force, de l’endurance, de la souplesse et, plus rarement, un peu de créativité. En ce jeudi de mars, c’est surtout le mot «efficacité» qui prévaut: le Vaudois doit débarrasser de leur laine les 200 brebis de Bob Martin et Cindy Kormann, dont Punky était d’ailleurs la mascotte.
Les deux éleveurs des Diablerets louent leurs animaux «comme tondeuses à gazon» pour de l’écopâturage. Durant les mois d’hiver, ils les installent à Dizy, dans la campagne du district de Morges.
Trois minutes chrono
Pour le troupeau, l’arrivée du printemps rime avec coupe fraîche. Les gestes semblent rodés: Bob Martin sort un ovin de l’enclos, puis le retourne sur le dos avant de le confier à Cyril Chevalley. En moins de trois minutes et au prix de quelques prises qui évoquent les gestes d’un judoka et quelques coups de tondeuse, l’animal est débarrassé de son manteau hivernal. «J’utilise la technique Bowen, qui vient de Nouvelle-Zélande. Elle permet d’enlever la toison d’un seul tenant, ce qui facilite le travail des ramasseurs de laine. En Suisse, ça ne fait pas forcément du sens, mais là-bas, quand on en tond 1500, cinq secondes gagnées par bête, ça fait une différence.»
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