L'interprète de l'invisible qui met son intuition au service des abeilles
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Ici règne une grande quiétude. Seuls le chant des oiseaux et le vrombissement des abeilles troublent le silence. Ce lieu retiré du monde, non loin de Roche-d’Or (JU), Rosie Blanche, de son nom de plume, l’a découvert par hasard au gré d’une balade. Il n’y avait alors qu’un rucher délabré, qu’elle a pu acquérir pour le réhabiliter entièrement.
C’est désormais presque une deuxième maison pour l’autrice de La force de l’invisible au quotidien, paru au printemps. Elle vient s’y ressourcer en prenant soin de ses protégées qu’elle met en lumière dans ses cours et sur les réseaux sociaux. Car les abeilles aussi bien que l’écriture représentent différentes facettes d’un projet plus vaste qu’elle mûrit depuis des années.
Des débuts dans la photo
Le parcours professionnel de la jeune femme débute par la photographie. Au terme de ses études à l’École cantonale d’art de Lausanne (ECAL) en 2013, elle ouvre rapidement à Vevey un studio spécialisé dans la photo de montres qui emploie jusqu’à dix personnes. En parallèle, elle expose ses œuvres. «Ça marchait bien, mais le côté «représentation» ne me correspondait pas, relève-t-elle. J’admire l’art brut, il n’y a pas cette attente de reconnaissance publique. Mon travail a peu à peu été influencé par ce qui plaisait, alors j’ai arrêté.»
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