Les appellations géographiques protégées, ça rapporte?
Les vignerons vaudois se creusent les méninges pour rendre plus lisibles leurs appellations d’origine contrôlée. Présenté début février, le projet de réforme des AOC ne fait pas l’unanimité.
Derrière les désaccords, on devine un enjeu de taille: sur les marchés national et international, la protection géographique reste un argument de poids, synonyme de plus-value pour les producteurs et de durabilité du tissu agricole. La Suisse compte désormais 42 produits estampillés AOP ou IGP. À elles seules, les appellations «emmental», «gruyère», «raclette du Valais», «sbrinz» et «vacherin fribourgeois» contribuent à faire vivre 5200 exploitations agricoles.
Plusieurs effets positifs
Ces labels sont-ils une nécessité pour garantir la pérennité d’une filière? Fin 2024, une étude d’Agroscope et de l’École polytechnique de Zurich (ETH) s’est penchée sur cette question. Ses auteurs se sont intéressés aux fluctuations du prix du lait versé pour la fabrication de fromages industriels, de fromages artisanaux (y compris les AOP), ainsi que du gruyère AOP et de l’emmental AOP, de 2010 à 2022.
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