Entre grand air et pénibilité, les aspirants bergers se forment au métier

Jeudi prochain, la formation romande de bergères et bergers de moutons accueillera sa onzième volée. Retour sur un cursus souvent idéalisé, qui implique d'avoir la tête sur les épaules.
Milena Michoud

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À 21 ans, Ivana Timotic a choisi de se former pour devenir bergère. Après des cours théoriques, elle a réalisé son stage auprès d'un troupeau de 550 bêtes 
sur l'alpage d'Ayerne en Valais.
© Bertrand Rey

À l’heure d’écrire ces lignes, ils sont quinze qui s’apprêtent à entamer, jeudi 17 octobre, leur premier cours théorique de la formation de berger. Le «ils» n’est cette année guère trompeur, car la volée 2024-2025 ne comptabilise que deux femmes.

«C’est inhabituel, s’étonne Riccarda Lüthi, l’une des deux coresponsables du cursus. Notre formation est généralement paritaire, et compte même souvent une majorité de femmes.» Représentante de la formation pour le compte d’Agridea, Riccarda Lüthi partage cette responsabilité avec Grégoire Bonvin, qui travaille de son côté à l’École d’agriculture du Valais, à Châteauneuf.

Théorie et pratique

Se déroulant de façon morcelée sur une année, le cursus se divise en deux volets. Dans le premier, dispensé à Châteauneuf, les apprentis bergers suivent d’abord quatre modules de quelques jours de cours théoriques.

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