La mauvaise récolte de pommes de terre ouvrira-t-elle la porte aux OGM?
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«La création de nouvelles variétés robustes peut prendre jusqu’à quinze ans, un délai que nous ne pouvons pas nous permettre», indiquait Christian Bucher, directeur de swisspatat, l’interprofession des producteurs de pommes de terre, dans un communiqué publié le 3 septembre.
Après un été caniculaire, la Suisse a récolté 333 000 tonnes de pommes de terre, un cinquième de moins que la moyenne des six dernières années et le rendement le plus bas depuis 1965. Face à la chaleur, au manque d’eau et au mildiou, maladie qui ravage les plants, la filière cherche des variétés plus résistantes. Elle demande à la Confédération d’aligner ses règles sur celles de l’Union européenne sur certaines plantes modifiées génétiquement.
Produits non étiquetés
Les variétés robustes actuellement cultivées en Suisse proviennent de croisements classiques: les sélectionneurs croisent des plantes et retiennent celles qui résistent mieux. Elles couvrent aujourd’hui 20% des surfaces de pommes de terre. La filière vise 25% en 2028 et 80% en 2040. Or, créer une nouvelle variété peut prendre beaucoup de temps tandis que les techniques génétiques permettent de modifier directement et plus rapidement une partie de l’ADN d’une plante.
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