Le positivisme à l’honneur au Festival du film vert
Du 7 mars au 12 avril, le Festival du Film vert revient pour une 21e édition en Suisse romande, au Tessin et en France. Plus de 75 films seront projetés lors d’environ 450 séances réparties dans 114 lieux. Un déploiement géographique large qui constitue l’une des particularités de l’événement.
Basé au Sentier (VD), le festival poursuit le même objectif depuis sa création: proposer des documentaires consacrés à l’écologie, à la nature et au développement durable. Mais cette année, une tonalité particulière se dégage de la sélection.
Miser sur l’espoir
«Il y a besoin de positif. Sans ça, il n’y a pas beaucoup d’espoir, explique le directeur Nicolas Guignard. Or, l’espoir montre aux gens que cela vaut encore la peine de faire quelque chose pour la planète.»
Le «positivisme» n’avait pas été défini comme thème officiel par les organisateurs. Il s’est imposé à la lecture des films retenus pour 2026: une partie importante d’entre eux adopte un angle constructif face à la crise climatique.
Chaque année, 70 équipes de programmation participent à la sélection. Deux films sont désignés comme têtes d’affiche. Pour cette édition, on retrouve Le Vivant qui se défend, premier film du militant et naturaliste Vincent Verzat, et Éclaireurs, d’Arthur Grosset, consacré à des personnes qui adaptent leur métier pour affronter la crise climatique.
Un festival «de proximité»
Le Festival du Film vert revendique un ancrage local fort. Bien qu’il soit éclaté sur un large territoire, l’événement fonctionne comme « une constellation de petits événements », selon Nicolas Guignard. Chaque année, de nouveaux lieux demandent à rejoindre la programmation. Cette implantation diffuse permet aussi, souligne le directeur, d’éviter aux spectateurs de longs déplacements pour assister aux séances.
Après environ deux tiers des projections, un échange est organisé avec le public. Réalisateurs, experts, membres d’associations ou représentants des autorités viennent discuter des thématiques abordées. «C’est la grande plus-value de notre festival», estime Nicolas Guignard.
Au-delà des projections, le festival vise une prise de conscience du public et la mise en avant de solutions transposables dans les modes de vie. La sensibilisation des écoles et des jeunes au développement durable fait également partie de ses missions. «Tant qu’il y a des problèmes à régler, le festival aura lieu», conclut le directeur.
+ D’infos festivaldufilmvert.ch
