Balade dans les Teppes de Verboix, un îlot de biodiversité genevois
Infos pratiques
Les points d'intérêt
Colonisateur coloré
Reconnaissable à sa couleur jaune-orange vif et sa grande taille, le lichen des murailles, ou Xanthoria parietina, est l’un des lichens les plus visibles et étudiés au monde. Cosmopolite, il colonise arbres, murs, toits et roches dans toutes les régions tempérées. Souvent utilisé comme bioindicateur, il permet de détecter les pollutions atmosphériques, notamment azotées et soufrées, et témoigne de l’impact de l’industrie, de l’agriculture et du trafic routier sur la qualité de l’air.
Réserve naturelle
Ancien méandre du Rhône, le site des Teppes de Verbois, réaménagé en 2001, offre 45,5 hectares de nature préservée. Ses étangs et prairies abritent des espèces rares, comme la centaurée jaune tardive, des habitats uniques, entre prairies maigres et rives humides, et 50% des espèces d’oiseaux nicheurs du canton. Quatre observatoires permettent d’admirer oiseaux, amphibiens et insectes sans déranger la faune, tandis que le castor et le martin-pêcheur témoignent de la richesse du site.
Touffes de poils
En forêt, les poils d’animaux sont des indices précieux pour identifier les espèces (renard, sanglier, chevreuil, cerf, blaireau ou chat forestier) grâce à leur texture et leur couleur, servant souvent de traces pour le pistage. Leur étude microscopique permet de distinguer les mammifères sauvages des domestiques. Aux changements de saison, dans les climats froids ou tempérés, la mue permet aux animaux un ajustement de leur pelage aux conditions climatiques et une bonne thermorégulation.
Graffitis
Longtemps assimilé au vandalisme, le graffiti s’est progressivement imposé comme une forme d’expression artistique reconnue en Suisse. Apparue dans les années 1970, cette pratique investissait alors illégalement les trains et les murs des quartiers populaires, portée par une jeunesse contestataire en quête d’identité. Avec le temps, le graffiti a exploré de nouveaux styles et techniques. Porteur de messages sociaux, politiques ou environnementaux, il a gagné sa place dans les galeries.
L'accès
Transports publics
Prendre le train ou le bus depuis Genève jusqu’à l’arrêt «Russin, observatoire castor, chemin des Teppes-du-Biolay».
Voiture
Contourner Genève en passant par Meyrin, puis Satigny, avant d’arriver à Russin. Un parking est disponible au chemin des Teppes-du-Biolay.
Se restaurer
Le Vignoble doré, route du Mandement 332, 1281 Russin, tél. 022 754 11 13. Fermé lundi et mardi.
Se renseigner
Office du tourisme de Genève, tél. 022 909 70 00.

