Plus coopératifs, les jeux de société pensent le monde agricole de demain
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Autour d’un plateau en bois alvéolé, deux joueurs déplacent des graines pour agrandir leurs réserves. Attesté sur le continent africain depuis le IVe siècle, le mancala compte plus de 200 variantes dans le monde. Semer, récolter, compter, distribuer: les mécanismes de ce «jeu de semailles» s’inspirent directement de l’agriculture.
«Comme tous les jeux, il emprunte des références aux pratiques humaines de son époque. Si le but est d’avoir plus de nourriture que son adversaire, il est toutefois interdit de l’affamer. C’est une éthique intéressante, qui en dit long sur le rapport qu’entretenaient les humains entre eux et avec leurs ressources», raconte Selim Krichane, directeur du Musée suisse du jeu, à La Tour-de-Peilz (VD).
Pratiques sans frontières
Jusqu’au 1er mars 2026 se tient l’exposition Planète Jeux, qui s’intéresse au rapport entre ces productions culturelles et l’environnement. Un champ de recherche qui se développe particulièrement ces dix dernières années, souligne ce docteur en études du jeu. «La question écologique touche nos imaginaires collectifs et dessine les contours d’une certaine vision du monde, qui se ressent dans l’évolution des modes d’interaction proposés dans les jeux, autant avec la nature que l’agriculture.»
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