Avant la finale des combats de reines, la lutte et les yeux rivés sur l'arène
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«Les infrastructures sont montées, indique Fabien Sauthier. Maintenant, il doit juste faire beau et tout se passera bien.» L’assurance du président du comité de la Fédération suisse d’élevage de la race d’Hérens n’est pas anodine. Il faut dire que cette année, la finale du combat de reines – qui se tiendra à Aproz (VS) les 10 et 11 mai – a bien failli ne pas avoir lieu.
Sa tenue est généralement assurée, selon un tournus, par l’un ou plusieurs des 62 syndicats d’élevage que compte la fédération. «Nous imaginions que ceux du Haut-Valais organiseraient l’édition 2025, mais cela ne s’est jamais concrétisé, explique Fabien Sauthier. À l’automne dernier, nous nous sommes rendus à l’évidence que cela ne se ferait pas et avons dû lancer un appel aux autres syndicats.»
Problème: plus les mois avançaient, plus les potentiels candidats manquaient de temps et de forces nécessaires à la préparation d’un rendez-vous d’une telle ampleur. En décembre dernier, plusieurs médias se sont interrogés: l’événement pourrait-il avoir lieu en l’absence d’organisateurs? «En début d’année, nous avons dû trancher: la fédération elle-même prendrait les rênes.»
Passion plus forte que tout
Pour le président, il n’a jamais été question d’annuler la finale. Mais ces circonvolutions ont-elles alarmé les éleveurs? «Je sais que plusieurs d’entre nous étaient inquiets, relève Mélissa Uttinger, dont la vache Faïka a été sacrée reine des reines l’année dernière. Il faut dire que c’est une vitrine importante pour notre travail.»
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