La pollution à l'ozone toujours plus marquée

Les épisodes de forte chaleur favorisent la formation d’ozone près du sol, dont les concentrations dépassent régulièrement les valeurs limites en Suisse, alerte la l’Académie suisse des sciences naturelles (SCNAT).
ATS/La rédaction

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Mesure de l'ozone à Davos © Fabrizio Vignali (PMOD/WRC)

Avec les vagues de chaleur qui se succèdent, le problème des concentrations d’ozone dans la couche de l’atmosphère la plus basse (troposphère) devient toujours plus prégnant. La valeur limite de l’ozone proche du sol est régulièrement dépassée en été, souligne l’Académie suisse des sciences naturelles (SCNAT) dans un communiqué.

Cette pollution est accentuée par le temps ensoleillé et sec de plus en plus fréquent en Suisse, sous l’effet du dérèglement climatique, poursuit la SCNAT. L’ozone (O3) est un gaz qui irrite les voies respiratoires, nuit à la végétation et agit comme un gaz à effet de serre.

Des efforts importants mais encore insuffisants

Comme d’autres pays, la Suisse a pourtant fait d’importants efforts pour diminuer la quantité d’ozone dans l’atmosphère. Elle a durci les normes pour les processus de combustion, taxé certains composés organiques, ordonné le remplacement de certains solvants et mis en place un meilleur traitement des gaz d’échappement.

Mais rien n’y fait, les concentrations d’ozone continuent de dépasser régulièrement les valeurs limites près du sol. «Cela s’explique en partie par des processus naturels et par la formation photochimique complexe de l’ozone», indique la SCNAT. Le dérèglement climatique aggrave encore le phénomène.

Des températures plus élevées et des vagues de chaleur plus fréquentes et plus longues associées à un temps sec et ensoleillé favorisent la formation d’ozone proche du sol, rappelle l’académie. Selon elle, «il est donc essentiel de poursuivre les efforts pour réduire les émissions de substances qui sont à l’origine de l’ozone».

La Suisse pionnière

La Suisse est à la pointe dans la surveillance des quantités d’ozone dans l’atmosphère. Elle a effectué ses premières mesures en juillet 1926 à Arosa et poursuit son travail aujourd’hui à Davos, à l’observatoire physico-météorologique – Centre mondial du rayonnement (PMOD/WRC), sous la responsabilité de MétéoSuisse.

Il s’agit de la plus longue série de mesures au monde de la concentration totale d’ozone, du sol à la stratosphère. Ces données, qui servaient à l’origine pour étudier l’influence du rayonnement UV solaire sur la santé et le climat, fournissent aujourd’hui d’importantes informations pour forger la politique environnementale.

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