Faible en quantité, le millésime 2024 compense en qualité
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Une baisse de 17 millions de litres de vin par rapport à 2023, c’est le constat modique établi par l’Office fédéral de l’agriculture qui publiait son traditionnel bilan de l’année viticole écoulée fin février. Le millésime 2024 constitue ainsi avec 75 millions de litres le deuxième plus faible rendement de ces cinquante dernières années après celui de 2021.
À l’échelle des régions, ces chiffres varient selon que les conditions climatiques défavorables à la culture de la vigne ont touché plus ou moins durement les vignobles. La Suisse romande s’en tire majoritairement mieux que sa contrepartie alémanique, mais en son sein les situations sont aussi contrastées. «Avec une baisse de rendement de 26,5%, Genève se place dans la tendance nationale», analyse Francesca Maigre, œnologue à l’Office cantonal de l’agriculture et de la nature. Mais le gel du mois d’avril dernier qui suivait une douceur printanière très précoce ayant épargné la rive gauche, les vignerons de la rive droite et ceux situés entre le Rhône et l’Arve ont subi plus de pertes.
Avec un cumul de 300 mm de pluie entre début mai et fin juillet à Genève, l’année a ensuite été l’une des plus pluvieuses de ces dernières décennies, favorisant le développement du mildiou, puis de la pourriture grise à la période des vendanges. Malgré les aides de l’État, une telle baisse de rendement va entraîner des difficultés économiques pour les producteurs. «C’est surtout à partir de l’automne 2025 qu’elles pourraient survenir, lorsque les stocks de bouteilles viendront à manquer chez les vignerons genevois», estime Francesca Maigre.
La bonne nouvelle vient de l’évaluation de la qualité du millésime. Au prix d’un gros travail de sélection du raisin, les vignerons genevois sont parvenus à fabriquer des vins délicats qui se caractérisent par leur fraîcheur. «Les blancs sont très aromatiques, équilibrés et expressifs tandis que les vins rouges sont particulièrement croquants et gourmands», détaille Francesca Maigre.
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