La culture et la récolte de truffes sont aussi plaisantes que lucratives
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De joyeux jappements retentissent ce matin-là, au pied du château de Bavois (VD). Dissimulés dans les fourrés, Alvin et Pepper, fidèles compagnons de l’agriculteur Alain Salzmann, reniflent le moindre centimètre de terre de la truffière créée il y a dix ans sur ce coteau surplombant le village.
Dès le mois de septembre, les deux chiens de ferme, à l’odorat bien développé, ont pour mission de déterrer des truffes d’été (Tuber aestivum) puis celles de Bourgogne (Tuber uncinatum) qui arriveront à maturation dans la culture de leur maître.
Croquette de réconfort
Ce jour-là cependant, ils préfèrent visiblement débusquer les campagnols tapis dans les buissons plutôt que de dénicher le précieux champignon. «La pluie de cette nuit a dilué les odeurs, c’est moins facile pour eux de repérer les truffes, indique l’exploitant de la Ferme de Champ-Villars. Cet apport d’eau fait pourtant du bien! Le sol est compact à la suite de la canicule, il est difficile d’extraire les champignons sans les abîmer.»
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