Le verdissement des Alpes, une fausse bonne nouvelle pour la biodiversité
Partager cet article
Les Alpes se verdissent, mais ce n’est pas bon signe pour la biodiversité. Ce phénomène dû au réchauffement climatique est bien démontré depuis quelques années, que ce soit par le suivi de l’évolution de la flore sur le massif grâce à l’imagerie satellite ou par des inventaires régionaux.
Des buissons, comme les myrtilles, les airelles, les rhododendrons ou encore des petits saules colonisent des altitudes de plus en plus élevées, teintant le paysage de leurs nuances de vert. Mais en parallèle, d’autres espèces, celles déjà présentes et plus conditionnées à la haute montagne, déclinent en silence.
La preuve du déclin
Une nouvelle étude parue début septembre dans la revue Science démontre pour la première fois que des plantes alpines ont déjà commencé à se raréfier dans les massifs européens, voire à disparaître localement. Ces résultats ont été obtenus après vingt années d’inventaires systématiques et coordonnés. Chaque équipe de scientifiques du consortium – nommé Gloria, acronyme anglais pour «Initiative de recherche sur l’observation globale des environnements alpins» – a enregistré la présence et l’abondance de plantes dans des zones de surface et d’orientation égales, sur quatre sommets de sa région, entre 2001 et 2022. Au total, 62 sommets de 16 régions montagneuses comme les Alpes, les Pyrénées, les Apennins, les Highlands écossais, ou encore les Carpates, ont été inventoriés à quatre reprises.
Vous voulez lire la suite de cet article ?
Profitez d'un accès illimité à toutes nos publications en format numérique
Les bonnes raisons de s'abonner
- · Accès à l'ensemble de nos contenus en ligne
- · Accès à des articles et des podcasts exclusifs
- · Accès à toutes nos éditions (e-paper)
- · Accès à nos hors-séries et suppléments (e-paper)
- · Accès à des avantages réservés à nos abonnés
Déjà abonné·e ? → Se connecter



