Des paysans genevois qui séquestrent le carbone seront récompensés
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Si l’agriculture – à tort ou à raison – est souvent montrée du doigt pour son impact environnemental, elle peut au contraire également contribuer à réduire l’empreinte carbone de l’humanité. Un nouveau projet, baptisé «Résulterre», vient d’être lancé dans le canton de Genève.
Né du Plan climat cantonal 2030, il a pour objectif premier de séquestrer un maximum de carbone organique dans les sols. Et ainsi de permettre au monde agricole de tendre vers un bilan neutre en matière de CO2. «Mais il ne s’agit pas uniquement d’un projet climatique, souligne Sébastien Gassmann, adjoint scientifique au secteur sols/sous-sol de l’Office cantonal de l’environnement. Il apporte également des bénéfices sur plusieurs plans, tant agricoles qu’environnementaux.»
Terres ouvertes ciblées
Afin de parvenir à remplir cet objectif, il existe plusieurs axes d’amélioration des pratiques agricoles: maintenir à un niveau élevé la teneur en matière organique des terres, notamment grâce aux couverts végétaux, réduire le travail du sol comme le labour, et diversifier les rotations de cultures. «On améliore ainsi la qualité du sol et, in fine, sa fertilité, note Sébastien Gassmann. Et on le rend plus résilient face aux événements climatiques extrêmes. Une terre riche en matière organique agit comme une éponge: en cas de fortes précipitations, elle absorbe davantage d’eau. Et en cas de canicule, elle garde plus longtemps un taux d’humidité élevé.»
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