Production végétale: conventionnel et bio s'allient et tirent la sonnette d'alarme
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Mi-juillet s’est déroulée une conférence de presse inhabituelle. Sur les terres d’un agriculteur de Perles (Pieterlen en allemand) dans le Jura bernois, elle réunissait trois acteurs: l’Union suisse des paysans (USP), l’association de certification collective IP-Suisse, et la faîtière de l’agriculture biologique Bio Suisse.
Ce qui a motivé ces trois acteurs souvent opposés à parler d’une seule voix? Le besoin de faire entendre leurs préoccupations au sujet de la production végétale. Contribuant pour un tiers à la valeur totale de production agricole, celle-ci est soumise à de fortes variations. Pire, elle est en baisse dans notre pays, malgré une hausse de la consommation de ce type de denrées.
Injonctions contradictoires
Car sur le marché, si certaines cultures comme les légumes, les fruits ou les vignes sont favorisées, les filières des céréales et des oléoprotéagineux – à l’instar du soja, du pois ou de la féverole – souffrent de mauvaises conditions-cadres. «Cette situation existe depuis longtemps, mais elle empire chaque année, note David Brugger, responsable en production végétale à l’USP.
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