Avez-vous déjà goûté à l'amour-en-cage?

À Corsier (GE), une famille cultive en biodynamie le physalis, ce fruit sain et résistant à la sécheresse généralement importé d'Amérique du Sud. La récolte s'effectue patiemment à la main jusqu'à l'automne, dans des buissons touffus.
Lila Erard

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Environ 800 plants de l'espèce coqueret du Pérou s'épanouissent dans le village genevois. Pour récolter les fruits, Cody Takaha et son fils Kuma décrochent à la main les fines coques en forme de lanterne.
© Nicolas Righetti/Lundi 13
Environ 800 plants de l'espèce coqueret du Pérou s'épanouissent dans le village genevois. Pour récolter les fruits, Cody Takaha et son fils Kuma décrochent à la main les fines coques en forme de lanterne.
© Nicolas Righetti/Lundi 13
Environ 800 plants de l'espèce coqueret du Pérou s'épanouissent dans le village genevois. Pour récolter les fruits, Cody Takaha et son fils Kuma décrochent à la main les fines coques en forme de lanterne.
© Nicolas Righetti/Lundi 13
Environ 800 plants de l'espèce coqueret du Pérou s'épanouissent dans le village genevois. Pour récolter les fruits, Cody Takaha et son fils Kuma décrochent à la main les fines coques en forme de lanterne.
© Nicolas Righetti/Lundi 13
Environ 800 plants de l'espèce coqueret du Pérou s'épanouissent dans le village genevois. Pour récolter les fruits, Cody Takaha et son fils Kuma décrochent à la main les fines coques en forme de lanterne.
© Nicolas Righetti/Lundi 13
Environ 800 plants de l'espèce coqueret du Pérou s'épanouissent dans le village genevois. Pour récolter les fruits, Cody Takaha et son fils Kuma décrochent à la main les fines coques en forme de lanterne.
© Nicolas Righetti/Lundi 13
Environ 800 plants de l'espèce coqueret du Pérou s'épanouissent dans le village genevois. Pour récolter les fruits, Cody Takaha et son fils Kuma décrochent à la main les fines coques en forme de lanterne.
© Nicolas Righetti/Lundi 13

On le trouve généralement au restaurant, posé sur un dessert, l’enveloppe entrouverte laissant apparaître son fruit orangé. Le plus souvent, ce végétal originaire d’Amérique du Sud a fait un long chemin pour arriver là, les principaux producteurs de physalis étant la Colombie, le Pérou ou l’Équateur.

Pourtant, cette solanacée se plaît aussi sous nos latitudes, comme le prouve la parcelle luxuriante d’Édouard Serex et Cody Takaha, à Corsier (GE). «Nous voulons montrer que cette baie n’est pas seulement ornementale, mais a la capacité de nourrir sainement la population», déclarent-ils en montrant fièrement les fines coques en forme de lanterne, abritant de petites bombes de vitamines C et B, antioxydants et fibres.

Petites mais nombreuses

Les producteurs genevois de La pépinière des Foulis sont parmi les rares du pays à en cultiver depuis plus de vingt ans. Chaque printemps, environ 800 plants sont mis en terre sur 400 mètres carrés. «Nous sélectionnons les graines des spécimens les plus sains d’année en année pour faire des semis durant l’hiver. Après avoir passé quelques semaines sur un tapis chauffant dans une serre, ils sont repiqués dans des pots avant d’être plantés», raconte le couple, qui s’est spécialisé dans une espèce en particulier, le coqueret du Pérou, aux tiges rameuses et aux feuilles douces. «Il ne faut pas le confondre avec sa cousine, la Cerise de terre, qui est rampante et se fait plus rapidement envahir par les plantes alentour.»

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