L'irrésistible attrait des ambiances post- apocalyptiques et de la nature sauvage

Cet été, partez à la rencontre de celles et ceux qui vivent pour la découverte, là où la patience, l'intuition et un brin de chance finissent souvent par payer. Troisième volet sur les pas de Mathieu, alias Emixplor, qui pratique l'urbex depuis huit ans.
Céline Garcin

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© Cédric Raccio
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© Cédric Raccio

À l’intérieur de son biceps s’étire une des imposantes cheminées de la raffinerie de Collombey (VS); sur la face externe du muscle se dresse la façade de l’ancien sanatorium de Leysin (VD); et au-dessus, les vestiges des mines de Goppenstein (VS) tapissent le bas de son épaule.

«Ce sont tous des sites abandonnés en Suisse que j’ai explorés et qui ont une signification particulière pour moi», confie Mathieu, alias Emixplor, dévoilant pudiquement le large tatouage qui couvre le haut de son bras droit.

Pratique boostée par les réseaux sociaux

Le dessin date de 2023. À cette époque, le natif de Lausanne qui a grandi à Vevey puis Blonay pratique l’urbex – «urban exploration» – depuis cinq ans déjà. Cette activité, qui consiste à visiter des sites désaffectés sans autorisation, existe depuis la nuit des temps, mais elle a pris de l’ampleur avec les réseaux sociaux.

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