Regards amoureux sur le Risoud

Arpenteur infatigable de cet immense massif franco-suisse, Dominique Weibel publie La forêt du Risoud – Ambiances saisonnières, un livre de photographies qui témoigne d'un univers aussi fascinant que fragile.
Michèle Rettig

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© Dominique Weibel
© Dominique Weibel
© Dominique Weibel
© Dominique Weibel
© Dominique Weibel

Il en caressait l’idée depuis longtemps. Dans un portrait paru dans nos colonnes, Dominique Weibel évoquait il y a trois ans son envie de consacrer un livre à la seule forêt du Risoud, après avoir posé son regard de photographe sur la Vallée de Joux.

C’est désormais chose faite. Lui qui a longtemps travaillé dans l’horlogerie n’aime rien tant que ces instants où le temps semble s’arrêter dans l’immensité de cette forêt millénaire, principalement peuplée d’épicéas.

Se fondre dans le milieu

«On est tout petit quand on entre dans la forêt. J’essaie toujours de m’y fondre, je n’aime pas déranger ce milieu», confie cet habitant du Sentier (VD), qui connaît les habitudes de la faune comme un voisin curieux observerait les mouvements du quartier. De quoi favoriser les rencontres au détour d’un chemin. «Que ce soit avec un cerf ou un sanglier, il y a toujours ce moment de flottement où l’on s’observe, sans trop savoir ce qui va se passer.»

Or, derrière la beauté des mousses et des vieilles souches affleure une certaine tristesse. Avec les sécheresses et les canicules à répétition, le Risoud se transforme à une vitesse qui l’inquiète et les épicéas paient le prix fort. La forêt survivra, il en est convaincu, mais elle ne sera plus tout à fait la même. «Certaines photos deviendront des images d’archives», souffle-t-il.

+ D’infos La forêt du Risoud – Ambiances saisonnières, 160 p., CHF 35.-, dominique-weibel.ch

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