«Il est nécessaire de rendre aux rivières une partie de leur territoire»
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Comment mesure-t-on la santé d’un cours d’eau?
En analysant pendant plusieurs années différentes zones représentatives afin d’observer leur évolution. L’une de nos missions est de réaliser des monitorages sur la faune piscicole, en capturant des poissons grâce à la pêche électrique. Cela nous permet d’étudier les communautés de poissons, de les peser, de les mesurer, puis de les marquer, pour assurer leur suivi après les avoir relâchés. La qualité de l’eau est évaluée par des analyses physicochimiques, mais également à l’aide de macro-invertébrés, des petits animaux aquatiques qui vivent en profondeur et dont la présence nous renseigne sur l’état sanitaire d’une zone.
Dans l’ensemble, la qualité de l’eau de nos rivières est-elle satisfaisante?
Depuis plusieurs années, nous constatons malheureusement la présence d’un certain nombre de micropolluants que ne parviennent pas à traiter la plupart des STEP, du fait de la très petite taille de ces particules. Il s’agit majoritairement de résidus de médicaments, de produits cosmétiques et ménagers, d’intrants utilisés dans l’agriculture et l’industrie. Le phénomène est d’autant plus problématique que certains d’entre eux ont des effets décuplés lorsqu’ils sont en présence d’autres polluants et qu’ils contaminent également les lacs, où la majorité des cours d’eau terminent leur route. S’ajoutent à cela tous les déchets qui arrivent dans les eaux sans forcément passer par des STEP, comme par exemple les résidus de pneus.
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