En Valais, dans l'atelier de l'une des dernières marqueteuses de Suisse
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L’atelier, éclairé par la lumière du jour, laisse entrevoir des étagères et des tables où s’empilent des dizaines de feuilles de plaquage. Dans cet antre, le silence semble fécond. Assise sur une chaise de bureau, Cathy Tschupp s’applique à assembler de minuscules morceaux de bois sur une plaque en carton, laissant deviner le début d’une fresque alpine.
À ses pieds, deux chats pelotonnés, et à travers les fenêtres de la maison villageoise, des sommets veillent sur l’artiste, comme des géants de pierre gardiens de la nature et de l’imaginaire. Depuis la localité de Vérossaz (VS), on aperçoit la Cime-de-l’Est qui annonce le chaînon des Dents-du-Midi, tandis qu’au fond de la vallée, en contrebas, le Catogne côtoie le Grand-Combin.
Travail long et minutieux
Cathy Tschupp exerce la profession de marqueteuse. Un métier en voie de disparition en Suisse, et dans lequel elle est tombée un peu par hasard lorsqu’elle a ouvert son premier atelier en tant qu’indépendante, en 1980. «Quand j’étais petite, je voulais être infirmière ou artiste. J’ai été sage-femme à domicile. Je continuais à dessiner, et l’artisanat a pris le pas petit à petit», confie celle qui a commencé par filer de la laine, travailler le liège, avant de découvrir la marqueterie. Dès lors, ce moyen d’expression ne l’a plus quittée. À 70 ans, elle est toujours animée par la même passion. «C’est un mode de vie qui me plaît beaucoup. J’aime cette indépendance; c’est complet. Les objets, je les conçois, puis je les crée.»
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