Avec la 3e correction du Rhône, le fleuve devient plus convivial
La 3e correction du Rhône, ou Rhône 3, destinée à sécuriser la vallée contre les inondations de Gletsch (VS) à l’embouchure dans le Léman, semble aussi urgente qu’indécise. Les crues qui ont inondé fin juin Sierre et Chippis, où l’on attend depuis des années la concrétisation d’une mesure dite «prioritaire», l’ont démontré. Un mois plus tôt, Frantz Ruppen, le conseiller d’État valaisan chargé du projet, décidait pourtant de redimensionner ce serpent d’eau douce lancé dès l’an 2000.
Analyse à contre-courant
En s’appuyant sur un nouveau rapport d’expertise commandé au bureau d’ingénieurs lausannois E-AS SA, il jugeait Rhône 3 «disproportionné» en matière sécuritaire, trop gourmand en terres arables (870 ha), trop coûteux (3,6 milliards) et sous-évalué budgétairement. Les services cantonaux valaisans planchent donc sur une variante qui devrait réduire les élargissements du fleuve et prioriser des approfondissements du lit et un rehaussement des digues.
Décriée par les experts en hydraulique, l’analyse à contre-courant d’E-AS signée par l’ingénieur Christophe Voyame se positionne de manière critique sur un autre élément moins médiatisé du projet qui concerne sa plus-value sociale et paysagère. De ce point de vue, il y aurait «un écart important entre les objectifs et intentions du plan sectoriel […] et leur concrétisation», écrit-il.
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