La saga des photographes du ciel
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C’est une histoire peu connue, qui s’écrit en toute discrétion parmi les nuages, loin au-dessus des champs, des lacs et des routes. Celle de ces avions qui survolent le territoire, documentant année après année un pays qui change pour mieux le cartographier. Cela fait 100 ans que l’Office fédéral de topographie swisstopo s’appuie sur des millions de photographies aériennes pour dessiner cartes et cadastres.
Une épopée en noir et blanc
Du noir et blanc à la couleur, de l’argentique au numérique, des premiers biplans d’où l’opérateur se penchait par-dessus bord aux bimoteurs modernes dotés de capteurs numériques photographiant sous dix angles différents chaque portion de terrain, l’histoire du service de vol de swisstopo raconte comment on a immortalisé le pays au fil du temps. Et remet en lumière un savoir-faire rare, qui repose aussi bien sur la technique que sur l’art de lire le terrain et la météo: un nuage mal placé ou un soleil trop rasant et c’en est fait de la mission.
Cent ans après les débuts de la discipline, rien ne remplace encore la précision des images aériennes qui servent de base pour créer les cartes nationales, mais aussi mesurer des coordonnées, des distances et des surfaces dans le domaine de l’environnement, des dangers naturels ou encore de la géologie.
+ D’infos swisstopo.admin.ch
Avion Messerschmitt M18d du Service topographique, 1941. L'appareil avait été fabriqué sous licence par les Ateliers fédéraux de construction.
Caméra aérienne Wild RC5 en service dans un Beechcraft C-45F, 1954. Véritable concentré de technologie pour son époque, cet appareil photographique a permis d'améliorer la précision des relevés aériens.
Le service aérien a également documenté des événements particuliers, comme le survol du lac Léman par le dirigeable «Graf Zeppelin» en 1931.
Les images aériennes immortalisent un paysage qui évolue sans cesse. Sur ce cliché pris en 1945 à la verticale de l'île d'Ogoz (FR), le lac de la Gruyère n'existe pas encore.
Trappe de plancher avec Wild RC5 intégrée dans un Beechcraft C-45F. Aménagée directement dans le fuselage, cette ouverture permet de réaliser des prises de vue parfaitement verticales.
L'observateur et le pilote reproduisent les prises de vue obliques réalisées avec l'appareil photo aérien Wild C2 depuis un avion de la troupe aérienne, un DH-5.
