À Genthod, ils volent au secours des oiseaux depuis un demi-siècle

À Genthod (GE), le Centre ornithologique de réadaptation fête son 50e anniversaire cette année. Il soigne entre 2000 et 2500 volatiles par an, dont un millier d'oisillons au printemps.
Céline Garcin

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Aujourd'hui, le site du Centre ornithologique de réadaptation s'étend sur une surface de 5000 m2, avec de grandes volières, des locaux techniques et une salle d'opération.
© Nicolas Righetti/Lundi 13
Aujourd'hui, le site du Centre ornithologique de réadaptation s'étend sur une surface de 5000 m2, avec de grandes volières, des locaux techniques et une salle d'opération.
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Aujourd'hui, le site du Centre ornithologique de réadaptation s'étend sur une surface de 5000 m2, avec de grandes volières, des locaux techniques et une salle d'opération.
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Aujourd'hui, le site du Centre ornithologique de réadaptation s'étend sur une surface de 5000 m2, avec de grandes volières, des locaux techniques et une salle d'opération.
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Aujourd'hui, le site du Centre ornithologique de réadaptation s'étend sur une surface de 5000 m2, avec de grandes volières, des locaux techniques et une salle d'opération.
© Nicolas Righetti/Lundi 13
Aujourd'hui, le site du Centre ornithologique de réadaptation s'étend sur une surface de 5000 m2, avec de grandes volières, des locaux techniques et une salle d'opération.
© Nicolas Righetti/Lundi 13

«C’est toujours le plus beau moment», confie Patrick Jacot en admirant le faucon crécerelle, tout juste remis en liberté, battre des ailes dans le ciel. Le fondateur et président du Centre ornithologique de réadaptation (COR) ne compte plus le nombre de lâchers d’oiseaux auxquels il a assisté. Plusieurs dizaines de milliers, au minimum. Et pourtant, à chaque nouvel envol, l’émotion surgit. «C’est le fruit de tout notre travail et de l’investissement des bénévoles», précise le septuagénaire.

Il y a cinquante ans, ce biologiste passionné d’oiseaux fondait, avec trois amis, le COR, un lieu de soins destiné uniquement aux volatiles. D’abord installé à Cartigny (GE), le Centre a rapidement déménagé à Genthod à la suite d’une visite impromptue de l’ancien conseiller d’État, Christian Grobet, venu amener une pie blessée. «Je lui ai dit que nous cherchions un terrain. Dix jours plus tard, nous recevions une proposition», se souvient le spécialiste.

Système D pour commencer

Les premiers aménagements sont spartiates: des pavillons en bois et des cabanes pour les oiseaux, fabriquées à partir de caisses récupérées chez British American Tobacco. Pour les radios et les interventions, c’est le système D. «On faisait rentrer en douce les animaux à l’hôpital» confie l’ornithologue.

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