Le houx, de l'éclat et du piquant pour les jours les plus courts
Comme le sapin, l’épicéa, le buis, le gui et la plupart des plantes qui conservent leur feuillage malgré la froideur de nos hivers, le houx a de longue date frappé l’imagination humaine, s’immisçant dans les récits mythologiques et les célébrations du solstice d’hiver. Ses fruits, mûrs à la mauvaise saison et ainsi promesse de renouveau, n’ont fait qu’ajouter à cette aura.
Que ce soit pour les druides ou la tradition chrétienne, c’est un arbre protecteur – malgré sa réputation de toxicité – et c’est en ce sens qu’on accrochait ses rameaux aux portes des maisons. On continue de le faire, et il continue de figurer sur les tables des fêtes comme sur les papiers cadeaux ou les publicités hivernales, même si l’on vise avant tout à «faire joli» et qu’on n’est pas forcément conscient de perpétuer ainsi de très anciens rituels.
Presque contemporains
L’histoire du genre Ilex remonte au Crétacé, mais l’ancêtre commun connu à toutes les espèces modernes de houx vivait au Miocène, époque qui voit aussi l’expansion des hominidés: entre deux, ces arbres avaient connu une extinction massive. C’est le seul genre de la famille des Aquifoliacées, mais il se divise en près de 600 espèces, principalement tropicales et subtropicales.
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