Visite d'un salon du traitement des effluents phytosanitaires
Cette exposition n’est pas inscrite à l’agenda artistique, mais avec un peu d’imagination on y verra des sortes de machines de Tinguely au design étonnant. À Zollikofen, en face de la Haute école des sciences agronomiques, forestières et alimentaires bernoise (HAFL), une ancienne porcherie a été transformée en espace de démonstration de systèmes de traitements des eaux de rinçage des cuves après utilisation de produits phytosanitaires. On y découvre des installations qui ont toutes le même but: éviter que ces molécules chimiques ne rejoignent le réseau d’eau.
Au sein du dédale de salles à la persistante odeur de sa précédente fonction, Fabio Mascher et Simon Spycher, tous deux employés à la HAFL, le premier comme professeur de protection des plantes, le second comme collaborateur scientifique spécialisé dans la chimie environnementale, nous guident dans ce salon unique en son genre qui a ouvert ses portes en 2023.
L’information par la démonstration
En réponse à diverses analyses montrant des concentrations trop élevées par rapport aux normes admises dans les cours d’eau suisses, un plan d’action Produits phytosanitaire a été lancé en 2017 par le Conseil fédéral, notamment fondé sur une réduction de l’usage des pesticides. Depuis, la situation s’est améliorée, même si une étude de l’institut fédéral Eawag montrait en 2024 que sur 22 des 36 sites examinés, le taux de produits phytosanitaires dépassait encore les valeurs limites.
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