Tribune: le Tribunal fédéral protège l’appellation «lait» et renforce la transparence face aux alternatives végétales
Le Tribunal fédéral a statué fin mars qu’il était interdit d’utiliser la dénomination «lait» pour désigner les produits à base de plantes. Pour la fédération des Producteurs suisses de lait (PSL), il s’agit certes d’une victoire importante, mais c’est surtout un signal fort en faveur d’une plus grande transparence dans les rayons des supermarchés.
Bien plus qu’une simple boisson de couleur blanche, le lait apporte naturellement une combinaison de nutriments qu’aucun produit végétal ne peut prétendre imiter. En plus de protéines de haute qualité contenant tous les acides aminés essentiels, il fournit du calcium facilement assimilable, des vitamines B2 et B12, de l’iode et du phosphore. Mais le plus important, c’est ce qu’on appelle la «matrice du lait»: facilitant l’assimilation des nutriments par l’organisme, la synergie des composants du lait est impossible à reproduire, même en recourant à l’enrichissement.
Si les alternatives végétales à base d’avoine, de soja ou d’amandes ont toute leur place dans les rayons, sur le plan nutritionnel, elles ne peuvent rivaliser avec le lait. Par exemple, une boisson à l’avoine ne contient pratiquement pas de protéines et peu de calcium, à moins qu’on n’y ajoute des additifs. Et c’est bien là que le bât blesse: quand on lit «lait d’avoine», on pense bien évidemment au lait et on s’attend, à tort, à ce que la composition nutritionnelle soit la même. Or, le Tribunal fédéral est formel: entretenir une telle confusion est inadmissible. Des emballages clamant «This is not milk» sont également jugés trompeurs car, malgré la négation, ils visent à assimiler le produit à l’original.
Pour que consommateurs et consommatrices puissent faire des choix éclairés, il faut que les dénominations de produits correspondent à la réalité. Cela vaut tout particulièrement pour les groupes à risque que sont les enfants en pleine croissance, les femmes enceintes et les personnes âgées. Tous ont besoin d’un apport suffisant en calcium et en protéines de qualité. Ainsi, une indication erronée peut entraîner des répercussions sur le plan nutritionnel, certes à peine perceptibles au quotidien, mais qui comptent sur le long terme.
Vous voulez lire la suite de cet article ?
Profitez d'un accès illimité à toutes nos publications en format numérique
Les bonnes raisons de s'abonner
- · Accès à l'ensemble de nos contenus en ligne
- · Accès à des articles et des podcasts exclusifs
- · Accès à toutes nos éditions (e-paper)
- · Accès à nos hors-séries et suppléments (e-paper)
- · Accès à des avantages réservés à nos abonnés
Déjà abonné·e ? → Se connecter
