La Confédération autorise un essai de pommes de terre OGM

L’Office fédéral de l’environnement autorise Agroscope à tester en plein champ des pommes de terre génétiquement modifiées résistantes au mildiou. Cet essai vise à développer des cultures plus robustes face aux maladies et au changement climatique.
ATS/La rédaction
© Adobe Stock

L’Office fédéral de l’environnement autorise le centre de recherche Agroscope à faire un essai de dissémination de pommes de terre avec un gène résistant à une maladie fongique.

Ce gène confère une résistance améliorée contre le champignon responsable du mildiou, d’après un communiqué publié mardi par le centre de la Confédération pour la recherche agronomique Agroscope. L’Office fédéral de l’environnement (OFEV) a annoncé mardi avoir accepté cet essai. Il sera réalisé à partir de ce printemps jusqu’en automne 2030, sur le site protégé de Reckenholz (ZH).

Ce gène, nommé « Rpi-chc1 », est issu de la pomme de terre sauvage « Solanum chacoense ». Agroscope souhaite ainsi acquérir des connaissances sur le comportement en pleins champs d’une lignée expérimentale de pommes de terre qui contient le gène résistant.

Résistance aux maladies et à la sécheresse

« L’essai en plein champ jette les bases pour des recherches à venir sur des variétés de pommes de terre plus résistantes aux maladies et plus tolérantes à la sécheresse et à la chaleur », a indiqué Agroscope.

Le centre rappelle qu’en Suisse près de 1000 exploitations agricoles ont abandonné la culture de la pomme de terre ces dix dernières années. Cela notamment en raison de l’augmentation des maladies et de la multiplication des vagues de chaleur ou périodes de pluie prolongées.

Projet international CRISPS

Cet essai appartient à une série d’expériences en plein champ, mené dans le cadre du projet international CRISPS, précise Agroscope. Il porte sur des variétés cisgéniques, dont les gènes sont propres aux espèces utilisées, mais aussi sur des variétés issues de l’édition de génome.

Le centre travaille en collaboration avec des partenaires néerlandais et suédois, « sur deux variétés particulièrement importantes pour la Suisse ». Au cours des prochaines années, il prévoit « soit de réparer les gènes de résistance disponibles, soit de désactiver de manière ciblée les gènes de sensibilité dans ces variétés, avant que les plantes ne soient testées en plein champ ».

Prévenir toute propagation

L’OFEV a défini certaines mesures qu’Agroscope doit mettre en œuvre pour prévenir toute propagation du matériel génétiquement modifié hors de la parcelle d’essai. Ces conditions sont comparables aux essais précédents réalisés en Suisse avec des pommes de terre modifiées génétiquement, selon le communiqué.

En Suisse, la culture de plantes génétiquement modifiées à des fins de recherche est soumise à autorisation. La production agricole de ces plantes est interdite, en raison d’un moratoire qui court jusqu’à fin 2030.

Achetez local sur notre boutique

À lire aussi

Accédez à nos contenus 100% faits maison

La sélection de la rédaction

Restez informés grâce à nos newsletters

Icône Boutique Icône Connexion