De Final Fantasy à Pokémon Go, les enjeux écolo en mode jeu vidéo

Aujourd'hui, le Festival Écotopiales a proposé un atelier pour une pratique plus consciente et critique des jeux vidéo, en lien avec les questions environnementales.
Horace Perret

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Les jeux vidéo étaient de la partie aux Écotopiales lors d’un atelier intitulé «Game changer: repenser l’écologie avec les jeux vidéo». Son but? Nous amener à changer notre regard en montrant que les jeux ne se limitent pas à la quête effrénée du meilleur score mais peuvent nous aider à changer notre rapport à l’environnement.

«A priori, on serait tenté de penser qu’enjeux climatiques et jeux vidéo relèvent de deux mondes séparés. C’est tout le contraire, explique Thomas Defago, coordinateur de l’atelier pour L’Éprouvette, le laboratoire sciences et société de l’Unil. Certains jeux intègrent ces questions de façon innovante.»

Super Mario Bros et Cie

L’équipe de médiation s’appuie sur une sélection de jeux, certains bien connus des amateurs comme Final Fantasy, Pokémon Go ou Super Mario Bros. Dans ce dernier, par exemple, le célèbre héros à la salopette bleue doit conquérir un monde aux ressources inépuisables, tout en éliminant ses ennemis.

«On essaie d’amener les jeunes à prendre du recul par rapport aux buts du jeu en leur montrant que les logiques à l’œuvre – accumulation des ressources, colonisation du territoire – sont le reflet de mécanismes présents dans notre société.»

Gameplays alternatifs

Il existe toutefois des formes de jeu plus alternatives, mettant directement le joueur en rapport avec l’environnement et le forçant à sortir d’une logique anthropocentrée. C’est le cas d’Endling, dans lequel on incarne un avatar non humain, en l’occurrence une renarde qui doit protéger ses petits. D’autres proposent des scénarios où l’on est libre d’explorer les éléments naturels présents sur la carte (forêts, montagnes, etc.), alors que bien souvent ils sont réduits à des éléments décoratifs.

Lichenia, par exemple, n’a ni objectif précis, ni fin définie, le joueur étant invité à expérimenter comment l’écosystème réagit pour faire renaître une ville en harmonie avec la nature. Organisé avec le Game Lab (Unil), l’atelier débutera par une introduction théorique, avant de confier les manettes aux participants sous la supervision de Roxane Borgeaud, étudiante en Humanités numériques.

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