Choux au potager: les secrets d’une étonnante diversité
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Du chou-fleur au chou-rave, en passant par le brocoli, le chou de Bruxelles ou le kale, les choux cultivés présentent des formes étonnamment variées. Pourtant, tous appartiennent à une seule et même espèce, Brassica oleracea. Au fil des siècles, les humains ont sélectionné des plantes aux caractéristiques bien particulières, donnant naissance à cette grande diversité de légumes.
Originaire des régions côtières du sud-ouest de l’Europe, le chou commun est l’un des plus anciens légumes cultivés au monde. Sa culture remonte au début du Néolithique, à partir de formes sauvages aujourd’hui menacées dans certaines régions. Au fil des générations, les jardiniers et les agriculteurs ont sélectionné les plants présentant les caractéristiques les plus intéressantes. En privilégiant certaines mutations naturelles, ils ont ainsi profondément transformé l’apparence de cette plante.
Une anomalie florale répétée
Le chou pommé, par exemple, a été sélectionné pour ses feuilles qui se développent en s’imbriquant les unes dans les autres. Chez le chou de Bruxelles, ce sont les bourgeons situés à l’aisselle des feuilles, le long de la tige, qui se sont développés en petites pommes. Le chou-rave, lui, se distingue par sa tige qui s’épaissit et devient charnue, tandis que le chou frisé, ou kale, ne forme pas de pomme. Chaque forme correspond ainsi à une partie de la plante qui a été privilégiée au fil de la sélection.
Le chou-fleur représente l’une des formes les plus particulières. Contrairement aux autres choux, ses inflorescences ne se développent pas jusqu’à former des fleurs. Les méristèmes, ces tissus à l’origine des nouvelles pousses et des fleurs, se divisent de manière répétée et produisent une multitude de ramifications très serrées, qui forment la pomme que nous consommons.
On les cultive pour divers usages
Celle-ci reste compacte et tendre, car les boutons floraux n’atteignent pas leur maturité. Protégée par les grandes feuilles qui l’entourent, elle reçoit peu de lumière et produit donc peu de chlorophylle. Le brocoli, en revanche, développe des bouquets de boutons floraux bien individualisés, portés par des tiges ramifiées.
D’autres espèces de Brassica ont eu une histoire similaire. Le navet, le chou chinois et le pak-choï appartiennent par exemple à l’espèce Brassica rapa et sont respectivement cultivés pour leur racine, leurs feuilles ou leurs pétioles.
Rustiques et goûtus
Plus surprenant encore, le rutabaga et le colza appartiennent tous deux à l’espèce Brassica napus, mais ont été sélectionnés pour des caractères bien différents: le premier pour son organe de réserve renflé, le second principalement pour ses graines riches en huile.
Tous ces choux ont en commun une grande capacité d’adaptation à différents climats et types de sols. Cette rusticité, associée à une étonnante diversité de formes et de goûts, explique la place de choix qu’ils occupent dans les potagers.
Les conseils de Charline Daujat
Elixir de calendula
Pour profiter des bienfaits des fleurs de calendula, vous pouvez confectionner votre propre macérat huileux. Pour ce faire, faites sécher les pétales, puis placez-les dans un bocal et recouvrez-les d’huile végétale. Laissez reposer trois à quatre semaines à l’abri de la lumière, en remuant de temps en temps, puis filtrez. Cette huile maison s’utilise en massage pour nourrir les peaux sèches et calmer les petites irritations.
Curiosité de la nature
Une tige de courge très large et aplatie? Il s’agit probablement d’une fasciation, une anomalie de croissance aussi appelée cristation. Le phénomène, généralement ponctuel et non contagieux, peut donner aux tiges un aspect rubané ou cannelé. Il n’est pas forcément inquiétant: le plant peut poursuivre sa croissance et produire normalement, même si certaines fleurs ou certains fruits peuvent être déformés.
La paix aux araignées
Pas besoin de faire le ménage quand une toile d’araignée s’installe au jardin! Sa propriétaire est inoffensive pour vous et sa toile constitue un piège redoutable pour de nombreux petits insectes volants, dont certains ne sont pas les bienvenus au potager. Si elle ne vous gêne pas pour circuler ou récolter, laissez-la en place. Vous offrirez ainsi aux araignées un poste de chasse et favoriserez naturellement ces prédatrices.

