Tintamarre entomologique au Muséum
Au commencement, il y a une patte, qui évoque à Mathieu Desailly le corps d’une clarinette. Ou le balancier d’un métronome qui deviendra un dard. «Parfois, c’est l’insecte qui donne l’instrument, et d’autres fois c’est l’inverse», explique le graphiste plasticien, membre du collectif français «Tout reste à faire» aux côtés du scénographe Vincent Gadras et du compositeur David Chalmin. Ensemble, ils insufflent la vie aux singuliers arthropodes qui composent leur bestiaire utopique, exposé pour quelques jours encore au Muséum d’histoire naturelle de Neuchâtel.
Nulle chimère
Dans la pénombre, l’exposition propose une immersion visuelle et sonore mêlant entomologie et organologie, soit l’étude des insectes et celle des instruments. À partir de ces derniers, le collectif façonne des sculptures géantes animées de mécanismes subtils. «Nous ne voulions pas faire de chimères, il y a un petit côté naturaliste. Les proportions ont été conservées, mais en laissant entrer la poésie», glisse Mathieu Desailly.
Chaque créature fait l’objet d’une composition musicale évoquant les instruments qui l’ont fait naître. Mais quand on tend l’oreille vers l’arthropode, les sons qu’il produit naturellement, amplifiés et modulés, affleurent aussi.
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