Tintamarre entomologique au Muséum

L'exposition «KSSSS, KSSSS, KSSSS – Bestiaire utopique» se découvre encore jusqu'à dimanche au Muséum d'histoire naturelle de Neuchâtel. Elle propose une plongée sensorielle où arthropodes et instruments fusionnent dans un spectacle exaltant.
Michèle Rettig
Inspirée du méloé printanier, cette œuvre a été assemblée à partir de 7 batteries, 1 tambourin, 2 enceintes, 5 clarinettes et 8 violoncelles.
© Sarah Adatte/MHNN
Hors d'usage, les instruments utilisés proviennent de brocantes, de petites annonces ou de dons de particuliers et de conservatoires.
© Sarah Adatte/MHNN
Phasme goliath réalisé avec, entre autres, 10 accordéons. Toutes les œuvres du collectif «Tout reste à faire» sont créées lors de résidences, en temps réel et devant un public.
© Sarah Adatte/MHNN
Un mille-pattes constitué de 2 pianos droits, 1 piano à queue, 1 piano pneumatique, 1 mandoline chinoise, 1 accordéon, 2 violoncelles, 2 grelots à clochette.
© Sarah Adatte/MHNN
Plusieurs œuvres sont accompagnées d'un cartel présentant le véritable arthropode, offrant ainsi l'occasion d'en apprendre davantage sur l'espèce.
© Sarah Adatte/MHNN
Dans cet espace, on écoute des sons d'ordinaire imperceptibles pour l'oreille humaine, captés par les scientifiques de l'Insectarium de Montréal.
© Sarah Adatte/MHNN

Au commencement, il y a une patte, qui évoque à Mathieu Desailly le corps d’une clarinette. Ou le balancier d’un métronome qui deviendra un dard. «Parfois, c’est l’insecte qui donne l’instrument, et d’autres fois c’est l’inverse», explique le graphiste plasticien, membre du collectif français «Tout reste à faire» aux côtés du scénographe Vincent Gadras et du compositeur David Chalmin. Ensemble, ils insufflent la vie aux singuliers arthropodes qui composent leur bestiaire utopique, exposé pour quelques jours encore au Muséum d’histoire naturelle de Neuchâtel.

Nulle chimère

Dans la pénombre, l’exposition propose une immersion visuelle et sonore mêlant entomologie et organologie, soit l’étude des insectes et celle des instruments. À partir de ces derniers, le collectif façonne des sculptures géantes animées de mécanismes subtils. «Nous ne voulions pas faire de chimères, il y a un petit côté naturaliste. Les proportions ont été conservées, mais en laissant entrer la poésie», glisse Mathieu Desailly.

Chaque créature fait l’objet d’une composition musicale évoquant les instruments qui l’ont fait naître. Mais quand on tend l’oreille vers l’arthropode, les sons qu’il produit naturellement, amplifiés et modulés, affleurent aussi.

+ D’infos

museum-neuchatel.ch

Achetez local sur notre boutique

À lire aussi

Accédez à nos contenus 100% faits maison

La sélection de la rédaction

Restez informés grâce à nos newsletters

Icône Boutique Icône Connexion