À la «Tchaux», fumier et lisier se transformeront bientôt en gaz
Le sourire s’entend au téléphone. «Nous sommes ravis, nous sommes enfin dans le concret», se réjouit Jérôme Isler, producteur de lait et éleveur à La Chaux-de-Fonds (NE). «En tant qu’agriculteurs, on aime bien voir avancer les projets sur le terrain», confirme, enthousiaste, son confrère Bastien Oppliger.
Il aura fallu de la patience chez ces agriculteurs neuchâtelois. La voilà récompensée. Dix ans après les premières discussions, tous les feux sont au vert pour la future centrale de biogaz. Les travaux démarreront ce printemps. Si le calendrier est tenu, à l’horizon 2028, les déchets agricoles d’une cinquantaine de producteurs de La Chaux-de-Fonds seront transformés en gaz pour les industries de la région.
Un engrais naturel inodore
Le projet prend vite de l’ampleur, fédérant de plus en plus d’agriculteurs. Il faut dire que ses atouts sont nombreux. Outre la transformation du méthane, la centrale fournira aussi un engrais naturel de bonne qualité, le digestat, formé par les déchets agricoles non digérés par les bactéries. Cette matière très riche en nutriments a l’avantage de dégager peu d’odeurs et d’être directement assimilable par les plantes. «L’azote étant déjà déminéralisé, l’engrais est plus efficace», résume Bastien Oppliger.
Vous voulez lire la suite de cet article ?
Profitez d'un accès illimité à toutes nos publications en format numérique
Les bonnes raisons de s'abonner
- · Accès à l'ensemble de nos contenus en ligne
- · Accès à des articles et des podcasts exclusifs
- · Accès à toutes nos éditions (e-paper)
- · Accès à nos hors-séries et suppléments (e-paper)
- · Accès à des avantages réservés à nos abonnés
Déjà abonné·e ? → Se connecter
