Quand les volailles de races menacées passent sous la loupe des juges
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Sur le domaine agricole de Sébastien Baechler, à Lentigny (FR), les chants des coqs guident les visiteurs jusqu’au lieu où se tient la journée de présélection des volailles de races menacées. Malgré la pluie qui ne cesse de tomber en ce samedi, l’ambiance est conviviale: la plupart des personnes se connaissent et viennent ici pour approfondir leurs connaissances sur les volailles qu’elles élèvent.
De grandes cages sont installées sur des tables et l’hôte de la manifestation y dispose de la litière. En blouse blanche, deux juges finissent de se préparer. Chacun d’eux est secondé par une secrétaire qui note scrupuleusement les appréciations des animaux. Les membres du comité de l’Association d’élevage de volailles menacées (AEVM), qui organisent cette journée, ont regroupé par plage horaire les animaux d’une même race.
Standards précis
Agitées, les poules appenzelloises huppées sont les premières à être examinées par les deux spécialistes. L’un d’eux, Lionel Oulevay, dicte à son assistante, Jennifer Banderet, le numéro de la bague d’identification de l’animal. Les appréciations viennent ensuite: «Dans les défauts, on peut noter que la queue dévie, commence le juge. Cette poule comporte trop de reflets violets, on peut mentionner dans les désirs le fait qu’il y en ait davantage de verts. La huppe, en revanche, est pas mal.»
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