Durant l'été, le lait de ses chèvres est valorisé en caramels parfumés

De juin à septembre, Charlène Taramarcaz confectionne d'appétissantes confiseries avec la production de son troupeau, à Chapelle (FR). Cette spécialité est vendue nature et aromatisée aux fruits de saison ou à l'alcool.
Lila Erard

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L’éleveuse de 22 ans trait quotidiennement certaines de ses bêtes, tout en laissant les cabris téter les premiers mois. Le lait frais est ensuite cuit avec du sucre et du beurre. La préparation sera vendue en laiterie et sur les marchés. © Photos Pierre-Yves Massot
L’éleveuse de 22 ans trait quotidiennement certaines de ses bêtes, tout en laissant les cabris téter les premiers mois. Le lait frais est ensuite cuit avec du sucre et du beurre. La préparation sera vendue en laiterie et sur les marchés. © Photos Pierre-Yves Massot
L’éleveuse de 22 ans trait quotidiennement certaines de ses bêtes, tout en laissant les cabris téter les premiers mois. Le lait frais est ensuite cuit avec du sucre et du beurre. La préparation sera vendue en laiterie et sur les marchés. © Photos Pierre-Yves Massot
L’éleveuse de 22 ans trait quotidiennement certaines de ses bêtes, tout en laissant les cabris téter les premiers mois. Le lait frais est ensuite cuit avec du sucre et du beurre. La préparation sera vendue en laiterie et sur les marchés. © Photos Pierre-Yves Massot

Un concert de cloches résonne alors qu’elle pénètre dans l’enclos. Accourant depuis l’autre bout du champ, une chèvre du Toggenbourg, une rayée des Grisons, une alpine chamoisée, une col noir du Valais et une pie du Tauern se précipitent à se rencontre. «J’ai toujours voulu avoir un troupeau de toutes les couleurs, confie leur propriétaire en distribuant des granulés de luzerne à la joyeuse bande. Ce sont des animaux très intelligents, qui se reconnaissent tout de suite quand on les appelle.»

Originaire du Valais et installée depuis peu à Chapelle (FR), Charlène Taramarcaz élève ces herbivores depuis quatre ans et s’est spécialisée dans la confection d’une friandise toute particulière: les caramels au lait de chèvre.

Imaginée pendant un cours de marketing dans le cadre de son brevet d’agricultrice, cette préparation lui permet de valoriser ce précieux nectar, source de nombreuses vitamines et minéraux. «C’est important, car ce ruminant ne produit que deux à trois litres par jour. Lorsqu’on fait du fromage, une grande partie est transformée en petit lait après la coagulation et peut difficilement être utilisée. Au contraire, avec cette sucrerie, il n’y a aucun déchet», se réjouit la jeune femme de 22 ans.

De la traite aux fourneaux

Comme tous les matins de juin à septembre, c’est l’heure de la traite. À bout de bras, elle soulève ses protégées favorites Mojito et Vegan, et les installe dans un enclos à part. «Je ne trais pas toutes mes chèvres au quotidien, mais en fonction de mes besoins. Je préfère laisser un maximum de nourriture pour les cabris qui continuent de téter. Ce fonctionnement est plus vertueux pour la mère et le petit», estime Charlène Taramarcaz en pressant les pis des femelles, à côté de sa chienne de protection, Bergère. Une fois conditionnée dans des boilles peintes à la main par ses soins, la production du jour est acheminée jusqu’à son appartement, situé à quelques encablures.

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