La flavescence dorée, cette menace qui plane sur les vignobles romands
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En écoutant Alain Emery évoquer la flavescence dorée, l’image d’une bombe à retardement vient très vite en tête. Ce mal, détecté pour la première fois en 2015 dans les vignobles vaudois et valaisans, cristallise une bonne part des craintes des viticulteurs. Sur les cartes publiées par Agroscope, seules quelques petites taches rouges éparses sont pourtant reportées, indiquant les secteurs touchés.
«C’est un des éléments qui rend la gestion de cette maladie si complexe, réagit le vigneron d’Aigle, dans le Chablais vaudois. On peut avoir l’impression qu’elle est peu présente, mais le jour où un foyer se déclare, il s’étend de manière exponentielle. Si on ne fait rien aujourd’hui, on va au-devant d’une très grosse catastrophe.»
Mal pernicieux
Cette forme de jaunisse de la vigne s’étend par l’entremise d’un insecte: la cicadelle Scaphoideus titanus. Le petit hémiptère naît sain, mais devient porteur lorsqu’il pique un plant infecté pour se nourrir. Il le transmet aux ceps alentour, en les piquant à leur tour, provoquant leur mort rapide avec à la clé des pertes économiques potentiellement lourdes.
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