Cabossés, déclassés ou étrangers, les œufs passent à la casserie
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Vous êtes-vous déjà demandé d’où viennent les œufs contenus dans vos pâtes artisanales préférées ou dans cette boîte de biscuits offerte à votre grand-mère pour les fêtes? Il y a fort à parier qu’ils sont un jour sortis d’une casserie. Peut-être de l’une des dizaines que compte la Suisse, et vraisemblablement de l’une des deux plus importantes: Lüchinger+Schmid à Kloten (ZH) ou Fischer Eier à Malters (LU).
À côté de ces entreprises alémaniques, dont les dimensions permettent de livrer de grands volumes pour l’industrie, les Romandes, axées sur une production davantage régionale, passent souvent inaperçues. À Vucherens (VD), l’une d’entre elles nous a ouvert ses portes.
Double tri exigeant
Laure Stettler, directrice de l’entreprise, nous guide. Parmi les machines en acier, un tapis roulant d’un jaune détonnant nous saute aux yeux. Il achemine la ponte du jour directement du poulailler vers un premier tri: ici, Caçilda se charge d’éliminer les œufs trop abîmés et de placer sur des étals ceux qui, sales ou cabossés, pourront encore servir.
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