Le vigneron qui parle le langage de l'amour, des vaches et du vin
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«Niema, trache! Doché, doché», entend-on résonner en arrivant devant l’étable. Accroupi dans le foin, Jean-Daniel Giauque caresse le museau de Volodymyr, un taureau bordelais, puis se fait lécher goulûment la joue. «Pour parler à mes bêtes, j’utilise une sorte de jargon à cheval entre le russe, le serbo-croate, l’italien et le patois suisse, car j’aime ces sonorités. Ça les calme. Nous sommes très proches. Elles m’écoutent et me respectent», affirme l’éleveur, avant de prendre un morceau de pain dans la bouche et le partager avec Bosnia, une vache d’Hérens.
Tout autour, les vignes du Domaine du Signolet s’étendent à perte de vue. Car si notre homme élève différentes races rustiques de bovins, chèvres et poules, il est surtout connu pour ses vins, qu’il produit depuis plusieurs décennies à La Neuveville (BE).
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Tout a commencé ici même, auprès de son père qui s’occupait lui aussi de bétail et d’un vignoble au sein du domaine familial. «C’était un original, un personnage cultivé, un poète. Tout comme ma mère, une femme indépendante qui aimait la musique et le théâtre», raconte-t-il. Dès l’âge de 3 ans, le garçon passe la plupart de son temps avec les bêtes. «Je me couchais sur les veaux et ils s’apaisaient.»
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