De Tavannes à Kiev, l'inventeur qui décapsule les mines antipersonnel
Le bruit sourd d’un moteur résonne dans la cour de l’ancien arsenal de Tavannes (BE), une haute porte s’ouvre, un énorme cube de métal sort sous le soleil hivernal. Douze tonnes d’acier sur chenilles, une silhouette qui tient à la fois du char d’assaut, de la machine de chantier et du robot de science-fiction.
D’un regard enfantin au fond duquel brille une pointe de fierté, Frédéric Guerne suit l’engin qui se dirige lentement vers une benne. Baptisé D-250, il sera chargé sur un camion avant le grand départ, dans quelques jours, direction l’Ukraine. Il y aidera les habitants à reprendre possession de terrains gangrenés par la présence de mines antipersonnel.
Enfance explosive
Forcément, on se demande comment un enfant de Tramelan peut devenir l’un des très rares experts mondiaux de la conception de machines de déminage. Le quinquagénaire ne se fait pas prier, ponctuant de grands rires l’histoire d’un gamin qui préfère de loin jouer avec ses amis en forêt qu’être assis en classe. «J’ai détesté l’école, se souvient-il. Je m’ennuyais à mourir.»
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