À l'ombre des palaces, le «chef au bonnet» mitonne la simplicité

À l'Hôtel de Commune à Rougemont (VD), le Lausannois vit un rêve éveillé. Une nouvelle étape à succès dans une épopée gastronomique qui l'a déjà emmené de la cuisine de sa grand-mère à la table de Garou, à Montréal.
31 janvier 2026 David Genillard 
© Cédric Raccio

Bonnet vissé sur la tête, avant-bras tatoué, carrure d’ancien hockeyeur, sourire affable: rien chez Michaël Burri ne laisse deviner une carrière auprès des plus grandes tables. Aux antipodes des clichés qui collent à la haute gastronomie, le chef cultive la simplicité. Un petit détail montre toutefois qu’il a le village de Rougemont dans la peau: sur son bras, derrière une rangée de sapins, on devine la silhouette du Rübli, le sommet qui domine le village.

Avant d’y reprendre l’Hôtel de Commune en mai avec Grohe Groupe, le natif de Lausanne a fait ses armes au sein de brigades renommées: celles d’Edgard Bovier à Rougemont et de Philippe Chevrier au Domaine de Châteauvieux à Satigny (GE), avant de rejoindre l’Auberge Saint-Gabriel à Montréal, tenue par le chanteur Garou.

Coup de foudre québécois

Les premières semaines à Satigny sont éprouvantes. Heureusement, le père de Michaël Burri l’a armé pour faire face. «Il m’a appris à persévérer et m’a poussé à continuer. J’y ai passé deux années et ça reste ma plus belle expérience.»

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